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Temple de Jupiter Olympien, et la rivière l’Ilissus est une illustration issue du recueil Views in Greece from Drawings publié par Edward Dodwell en 1821.
Le Temple de Jupiter Olympien, gigantesque et majestueux, s'élève au bord de la rivière Ilissus. Ses colonnes imposantes, partiellement effondrées, témoignent de l'ambition des anciens Grecs à honorer leurs dieux avec des monuments grandioses, au cœur d'un paysage bucolique.
La retranscription littérale de la notice accompagnant cette planche est reproduite ci-dessous:
Cette vue est prise de la rive sud-est de l'Ilissus, dans le voisinage de la fontaine Enneakrounos ou Callirhoe, dont cependant le site est caché par l'eau et ne paraît pas dans cette vue.
La rivière Ilissus, qui forme une partie si remarquable de cette planche, est absolument à sec pendant la plus grande partie de l'année; et ce n'est qu'après des pluies violentes et continues qu'elle descend avec impétuosité du mont Hymette. À cette époque, elle est impassable; mais cela arrive rarement plus d'une fois par an, et l'événement est si extraordinaire que les Athéniens se portent alors en foule vers la rivière, afin de jouir de ce spectacle. C'est en grande partie pour conserver la mémoire d'une circonstance si peu fréquente que cette vue a été faite. Un orage violent éclata de grand matin le 16 septembre 1805, sur le mont Hymette. Dans l'espace de quelques heures, ce lit desséché était devenu un torrent impétueux. L'orage dura vingt-six heures. Le 18, le courant était déjà considérablement diminué, et le 20, il avait cessé.
Le magnifique temple corinthien, au nord de l'Ilissus, fut commencé par Pisistrate et terminé par Adrien, qui le dédia à Jupiter Olympien. Ce ne fut que sept cents ans après sa fondation qu'il fut porté à sa perfection, et qu'il devint un des temples les plus magnifiques du monde. Aujourd'hui même, dans son état de dilapidation, de dégradation et d'ébranlement, et quoique des cent-vingt-quatre colonnes qui l'ornaient dans l'origine, il n'y en ait plus que seize debout, c'est encore une des plus belles ruines de la Grèce. Cet édifice vénérable est en marbre pentélique; ses colonnes, y compris les chapiteaux, paraissent avoir cinquante-cinq pieds de hauteur: mais comme on n'a jamais pu trouver à Athènes d'échelle assez haute pour arriver juste aux chapiteaux, il a été impossible de les mesurer avec exactitude.
On aperçoit entre les colonnes le haut de l'arc ou porte d'Adrien; mais le bas en est caché par l'élévation du terrain.
On voit en même temps l'extrémité orientale de l'acropole et son flanc méridional, surmontés par les colonnes magnifiques du Parthénon. Aucun objet dans le tableau ne peut rivaliser de beauté et d'intérêt avec celui-ci. Plus bas, on découvre le monument choragique de Thrasyllus, les colonnes qui soutenaient anciennement des trépieds, l'emplacement du théâtre de Bacchus, et les restes moins utiles de celui d'Hérode Atticus. Sur la gauche de la vue se trouve la colline de Musée, couronnée par le monument de Philopappos.
Le mont Anchesme présente aussi un trait frappant de cette vue, mais elle n'embrasse qu'une petite partie du mont Parnes et du Pentélique. On a sacrifié ces objets, ainsi que plusieurs autres plus éloignés, en prenant la vue d'un fond, afin de faire ressortir davantage les cascades de l'Ilissus et les plans de devant du terrain.
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